french
couleur brune. Après centrifugation de l’urine, le surnageant reste coloré et réagit positivement avec test à la benzidine, même en l’absence de globules rouges.
La myoglobinurie est une cause importante d’insuffisance rénale aiguë qui peut être évitée parl’administration précoce et abondante de solutés salés et alcalins.
Il est important d’identifier la cause de la rhabdomyolyse.
Les désordres métaboliques qui prédisposent à la rhabdomyolyse sont
l’hypophosphatémie, l’hypothermie et l’hypokaliémie, qui nécessitent des traitements spécifiques.
D’autres causes fréquentes de rhabdomyolyse sont
les convulsions généralisées, l’exercice musculaire
intense et les déficits génétiques de certaines
enzymes musculaires.
Hémoglobinurie
L’hémoglobinurie résulte de l’hémolyse
intravasculaire, et survient lorsque la capacité de
l’haptoglobine à lier l’hémoglobine libre est
dépassée. La coloration de l’urine varie entre le rose
et le noir.
L’hémoglobinurie est une cause importante
d’insuffisance rénale aiguë qui peut être évitée par
l’administration précoce et abondante de solutés
salés et alcalins. Il est important d’identifier la cause
de l’hémolyse intravasculaire aiguë, qui peut
engager le pronostic vital même en l’absence
d’insuffisance rénale aiguë.
Betteravurie
La coloration rouge de l’urine après ingestion de
betteraves (betteravurie) survient chez environ 15%
des individus et est liée à l’excrétion d’un pigment
rougeâtre, la bétalaine, du fait d’une augmentation
de l’absorption intestinale de la betterave. De plus,
cette sécrétion urinaire de betterave ne survient pas
chez les patients avec une iléostomie, suggérant que
le site de l’absorption est le côlon. La bétalaine est
protégée par les agents réducteurs tels que l’oxalate,
et au contraire décolorée par les ions ferriques,
l’acide hydrochlorydrique et les bactéries du côlon.
Ceci explique les différentes conditions au cours
desquelles une betteravurie est plus susceptible de
survenir : les déficits en fer qui, lorsqu’ils sont
corrigés, limitent la coloration anormale de l’urine ;
les achlorydries liées à l’anémie de Biermer ;
l’ingestion concomitante d’aliments contenant des
oxalates.
Alcaptonurie
Il s’agit d’une maladie métabolique très rare
caractérisée par l’élimination accrue d’acide
homogentisique : l’urine est claire à l’émission et
devient rapidement brun foncé à l’air.
Analyse micronscopique des urines
â Bandelettes urinaires
Bandelette urinaire et dépistage
en néphrologie
La bandelette urinaire permet le dépistage à
grande échelle d’une atteinte rénale, en raison de sa
sensibilité, de sa simplicité, et de son coût
relativement modeste. La bandelette urinaire devrait
être utilisée de façon systématique en dépistage à
tous les patients à hauts risques de pathologie
rénale, comme le recommande l’ensemble de
Sociétés savantes et l’Agence nationale d’analyse et
d’évaluation des soins (ANAES).
Les bandelettes réactives urinaires sont
actuellement très sensibles, et détectent des valeurs
à la limite de la normalité. En raison de cette extrême
sensibilité, les bandelettes sont susceptibles de
générer des faux-positifs, d’autant qu’en réalité en
raison de la simplicité d’utilisation, l’utilisateur
n’accorde pas toujours la rigueur nécessaire à une
manipulation apparemment banale. C’est cette
grande sensibilité de la bandelette urinaire qui lui
permet de jouer pleinement son rôle de dépistage.
La bandelette urinaire a rempli son rôle lorsque, sur
la cohorte initiale des prélèvements urinaires, elle a
permis d’éliminer en toute sécurité les urines
« négatives ». Les réactions nettement positives sont
généralement confirmées par les examens
complémentaires ultérieurs. Les réactions traces,
générées par de nombreux faux-positifs permettent
aussi parfois de dépister des sujets réellement
atteints.
Les examens par les bandelettes urinaires
peuvent être réalisés aussi bien au cabinet du
médecin que dans un centre de médecine
préventive. Les bandelettes sont polyvalentes et
permettent d’évaluer simultanément plusieurs
paramètres.
Précautions
Les bandelettes doivent être conservées dans un
flacon hermétique, clos, à une température
inférieure à 30 °C mais jamais au réfrigérateur. Ces
bandelettes ne doivent pas être exposées aux
agents physiques (lumière solaire, chaleur), ni aux
agents ou vapeur chimiques. Il ne faut pas utiliser
des bandelettes dont l’une des plages est décolorée
ou au contraire noircie. Il ne faut pas tester une urine
qui serait restée à la température ambiante et donc
rapidement contaminée par des bactéries
extérieures. Pour le recueil de l’urine, il faut utiliser
des récipients propres et bien lavés. Il ne faut pas
utiliser de conservateur de l’urine. Toute
contamination de la surface de travail et des flacons
qui sont amenés à recevoir l’urine (détergent) doit
être évitée. L’influence de médicaments ou de
métabolites de médicaments sur le test n’est pas
toujours connue. En cas de doute, il faut refaire le test
après arrêt du traitement.
Mode d’emploi
Obtenir une urine fraîche homogénéisée mais
non centrifugée, c’est-à-dire après toilette génitale et
en recueillant les urines du milieu de jet. Pour
certains tests, comme la recherche de nitrite, la
réponse est surtout valable sur les premières urines
du matin.
La manipulation est simple : l’observateur retire
une bandelette du flacon qui doit être immédiatement
refermé. Il ne doit pas toucher les zones
réactives avec ses doigts, il faut immerger
brièvement la bandelette (1 seconde au maximum
dans l’urine) de manière à ce que toutes les zones
réactives soient en contact de l’urine. La bandelette
doit être égouttée en passant le bord de la
bandelette contre le rebord du récipient. Le bord de
la bandelette est tapoté brièvement 1 seconde
environ sur une surface absorbante, la bandelette
est maintenue en position horizontale pour
empêcher toute interférence entre les plages
réactives et/ou la contamination de l’urine par les
doigts. La lecture est faite en rapprochant la
bandelette de l’échelle colorimétrique visuellement.
Des appareils basés sur le principe de photomètre à
réflexion peuvent permettre d’automatiser et
d’obtenir une évaluation plus objective des résultats.
Dans tous les cas, le temps de lecture doit être
rigoureusement observé. Avec les bandelettes
actuelles, le temps de lecture est aux alentours de
60 secondes (60 à 120 secondes pour la détection
des leucocytes).
Interprétation des plages pour les différents
marqueurs
pH : la zone réactive contient deux indicateurs,
habituellement le rouge de méthyl et le bleu de
bromothymol. Les valeurs de pH mesurées vont de 5
à 9.
Glucose : le glucose est mis en évidence par une
réaction spécifique à la glucose oxydase-peroxydase
avec une limite de détection pratique de 0,4 g/L (soit
2,2 mmol/L). Le test est indépendant du pH urinaire
et n’est pas influencé par la présence de corps
cétoniques. L’influence de l’acide ascorbique est
largement éliminée actuellement : pour une
concentration en glucose de 1 g/L ou plus, il n’y a
pas de résultat faussement négatif. En revanche, des
traces d’antiseptique (très oxydant) dans le récipient
de l’urine peuvent conduire à des résultats
faussement positifs pour le glucose.
Corps cétoniques : les corps cétoniques sont mis
en évidence sur le principe de la réaction de Legal,
avec une limite de détection de l’acide acétylacétique
de 0,05 g/L ou encore 0,5 mmol/L. Le test est moins
sensible à l’acétone. Les phénylcétones et les
phtaléines donnent des teintes rouges qui se
distinguent toutefois nettement des couleurs
violettes obtenues avec les corps cétoniques. Le
captopril et le mesna (mercapto-2-éthane-sulfonate
de sodium) et d’autres substances contenant des
groupes sulfhydriles peuvent conduire à des
résultats faussement positifs.
Leucocytes : le test met en évidence l’activité des
estérases granulocytaires. L’hydrolyse d’un ester
indoxylique par ces enzymes conduit à la formation
d’indoxyle qui réagit avec un sel de diazonium et
donne une couleur violette. La couleur de la zone
réactive peut être classée sans équivoque après
60 secondes dans l’une des catégories : négative, ou
environ 10 à 25 leucocytes/μL ; ou positive > 25
leucocytes/μL.. La lecture est cependant mieux
appréciée après 2 minutes. Les bactéries, les
Trichomonas ainsi que les érythrocytes urinaires ne
réagissent pas dans ce test. Le formaldéhyde (agent
conservateur) et les médicaments contenant de
l’imipénème, du méropénème et de l’acide
clavudinique peuvent conduire à des réactions
faussement positives. Si les échantillons d’urines sont
fortement colorés, par exemple par la bilirubine ou la
nitrofurantoïne, la couleur de réaction de la zone
réactive peut être masquée par la coloration propre
de l’urine. Une protéinurie abondante (plus de 5 g/L)
ou une glucosurie > 20 g/L ralentissent la coloration
de la zone réactive. De fortes doses quotidiennes de
céphalexine et de gentamycine peuvent conduire à
une atténuation de la couleur de réaction.
Nitrites : le test repose sur le principe de la
réaction de Griess, spécifique de nitrites. Il met en
évidence la conversion de nitrates en nitrites, et donc
indirectement la présence de germes nitrites positifs,
habituellement des entérobactéries présentes dans
chinese
arab
vietnamese
