04 – Infections Sexuellement Transmissibles
05 – Troubles De La Différenciation Epidermique
06 – Les Maladies Bulleuses

04 – Infections Sexuellement Transmissibles

p 202, 4-1 Épidémiologie des infections sexuellement transmissibles

Nous ne disposons pas de données exhaustives quant à l’épidémiologie

Nous = We
ne = not (part of negation)
disposons = have/possess/dispose of
pas = not (completes the negation with “ne”)
de = of/about
données = data
exhaustives = comprehensive/exhaustive
quant = as for/regarding
à = to/about
l’épidémiologie = epidemiology (the study of disease patterns in populations)


des infections sexuellement transmissibles [1].
Effectivement les modalités de surveillance ne sont pas performantes.
En France, la déclaration obligatoire de certaines IST a
été abandonnée en 2000, juste au moment où l’on observait une
remontée significative de leur incidence… On peut utiliser les
données des dispensaires antivénériens (rebaptisés le plus souvent
centres de dépistage des IST). Les données sont fiables mais
correspondent à un recrutement particulier du fait du caractère
gratuit des consultations (jeunes, étudiants, public précarisé). Par
ailleurs ces structures ont disparu de certains départements au
cours des années 1990, lorsque les IST étaient devenues rares… Il
existe également des réseaux de surveillance nationaux des laboratoires
d’analyse médicale (RENAGO, RENACHLA, etc.) et des
réseaux de médecins généralistes sentinelles, mais ces réseaux
fonctionnent sur la base du volontariat. Enfin la plupart des IST
sont vues en médecine libérale et il n’y a aucun moyen de transmettre
les données épidémiologiques. En revanche, il existe une
déclaration obligatoire des cas de sida (mise en place rapidement
au début de l’épidémie) et la France s’est pourvue d’un registre de
déclaration de la séropositivité VIH depuis 2003.
La situation est différente selon les pays. Aux États-Unis, le CDC
centralise de nombreuses données. Les pays scandinaves ont
également des recueils assez complets. Les pays en voie de développement,
en particulier l’Afrique, diffusent des données correspondant
à des études parcellaires qui concernent surtout l’infection
VIH. Enfin la communication officielle de certains régimes
politiques (les pays d’Europe de l’Est, la Chine, etc.) signale qu’il
n’y a aucune IST.
Il est cependant possible de décrire les grandes tendances épidémiologiques
des IST. Ces infections étaient très fréquentes jusqu’au
début des années 1980 : la mise à disposition de la contraception
oestroprogestative (1967) et la libéralisation des pratiques sexuelles
des années 1970 expliquent parfaitement cette explosion des IST.
Au cours des années 1980, on assiste à une chute spectaculaire des
IST, en raison de l’épidémie de VIH/sida : les comportements
sexuels changent avec une certaine « stabilité affective » et les
rapports sont protégés. Depuis la fin des années 1990, on assiste à
un retour des IST que l’on peut expliquer par la conjonction de
différents facteurs : l’arrivée des trithérapies qui a dédramatisé
l’infection par le VIH, la lassitude d’une sexualité protégée (le
relapse ou le relâchement de la prévention), les rapports buccogénitaux,
rarement protégés, qui transmettent très facilement les IST
(alors que la transmission du VIH par le sexe oral est beaucoup
plus exceptionnelle), les mouvements de populations, en particulier
les populations de l’Est qui s’installent en Europe occidentale.
Enfin, il faut signaler la reprise des comportements à risque dans
la communauté homosexuelle. Différentes enquêtes « presse
gay » confirment ces données : augmentation du nombre des
rapports sexuels avec des partenaires occasionnels anonymes,
utilisation moins fréquente du préservatif lors des pénétrations
anales. Cette prise de risque est plus importante chez des homosexuels
séropositifs pour le VIH. Différentes explications sont
possibles : mauvaise information chez les jeunes homosexuels,
lassitude chez les moins jeunes, sexe sur Internet, prise de drogues,


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